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Les aventures de Tibo
Un grand mec balaise entre dans ma pièce, genre « je fais 1 m 90 et des allumettes ne m’embête pas ». De grandes lunettes noires, un peu mal rasé et le teins légèrement bronzé, un regard rapide pour scruter les horizons de ce 30 m2. Pétrifié je le laisse parler le premier en craignant qu’il soit de mauvaise humeur. Mais rien ne se passe, je prends alors mon courage à deux mains et me lance dans un anglais approximatif : « I want to cause you… ». Là, d’un air étonné l’homme enlève ses RayBan et me dit : « non d’ une sandalette c’est toi qui me fait l’interview ? ». Au même moment je venais de reconnaître cette vieille crapule de Tibo Crespin…
Mon interrogatoire pouvait commencé…
Vieille branche on m’a dit que tu partais en voyage.. .
… humanitaire, oui s’est çà. On a décidé de partir avec 4 potes au Burkina Faso. On avait tous le désir de partir en stage à l’étranger et en l’occurrence en Afrique noire. Je sais pas pourquoi, (temps de réflexion) une attirance sans justification.
Tu pourrait peut être nous rappeler que tu es en école d’infirmier
C’est cela même ! A Laval. D’ailleurs mon but en entrant dans cette école était de faire de l’humanitaire, j’ai envie d’aider, de voyage, d’apprendre…
Est ce que tu pourrais expliquer dans quel cadre tu pars, comment vous vous y êtes pris ?
On a tout d’abord monté un dossier qui a été accepté par le comité de la croix rouge, notre école appartient à cet organisme. Ensuite, on a évalué notre budget qui est au total de 4000 euros, en comptant les billets, le coût de la vie pendant un mois, les passeports, les vaccins… Pour financer, on a donc commencer par faire une tombola, qui n’a pas trop mal marché, il reste toujours des billets à vendre. Puis nous aient venu l’idée d’organiser une soirée.
Les soirées du 19 et 20 mai 2006 ?
Exactement, on avait prévu pour ces deux soirs une pièce de théâtre « trêves de blabla » et un groupe de musique « Sancho Yayew ». On a passé un très bon week-end au théâtre de Liré où une centaine de personnes sont venues. L’ambiance était bonne, le cadre sympa…
Cà a suffit à récolter l’argent qu’il vous fallait ?
Non, on a aussi vendu des crêpes du café à l’école, et on a eu la chance de bénéficier de la générosité de personnes qui nous entourent (particulier, association, conseil général…)
Alors à quelles actions tous ceci va contribuer ?
On part donc le 28 juin à Orly et on arrive à Ouagadougou. A partir de là on va être pris en charge par une personne du comité de jumelage Laval/Garango. Garango c’est notre lieu reperd. Et là on va faire un stage en santé publique dans un centre médical et un dispensaire. On va être observateur mais aussi aider. Notre deuxième mission et d’acheter et d’emmener dans un petit village nommé Ziou, des ouvrages scolaires.
Quelles sont tes attentes de tous cela ?
J’espère apprendre et apporté, découvrir une autre culture. C’est aussi une autre manière de voir la vie. C’est sûrement un autre système de santé, un autre contact avec les patients. J’ai envie de m’imprégner et ensuite de partager cette expérience avec les gens qui m’ont aidé.
La touche finale…REVENIR GRANDIT.
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